vendredi 25 avril 2014

Opa!!!


N'ayant pas trouvé de sujet percutant pour vous dire la Grèce, j'avais pensé simplement vous écrire un poème. Après un moment, comme mes rimes les plus riches reposaient sur "gyros" et "Eros" ou Souvlaki" et "Nana Mouskouri", j'ai renoncé. Je ne crois pas que la tenue de la prochaine nuit de la poésie helléno-québécoise sera compromise pour autant.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, j'avais toujours eu tendance à idéaliser la Grèce... jusqu'à ce que le pays s'embourbe dans une crise économique terrible. Même que l'année où le camp de vacances où je travaillais avait choisi les Romains comme thématique, j'avais décidé d'être plutôt un Grec. Je m'appelais Euréka. Je m'associais plus aux grands intellectuels qu'aux brutaux légionnaires. Bon, suffit de retourner à son manuel d'histoire ou de visiter un peu le pays pour se rappeler que les Grecs, d'Alexandre le Grand aux Spartiates, n'ont pas fait dans la dentelle non plus.

N'empêche. Ils ont créé les Olympiques! C'est tellement un beau programme de télévision Quoi? vous ne pensez tout de même pas que je trippais à lancer un javelot au secondaire!
Ils nous ont laissé une mythologie si riche qu'elle nourrit toujours le théâtre, la littérature et la psychologie en Occident! Évidemment, je ne parle pas du dessin animé méga cheap des années 60 "The Mighty Hercules". Je pense même qu'ils ont inventé l'olive! Après ce voyage, je crois que je ne pourrai plus jamais en manger au Canada, en tout cas pas le petit truc vert avec un bout de piment mou sans saveur au milieu que feue ma grand-mère mettait sur la table à Noël et qu'il faudra rebaptiser.

Bon, quoi d'autres? Ah oui, ils ont établi les fondements des mathématiques. Vous vous rappelez qu'on utilisait leur alphabet: Pi, Sigma, Rhô, Delta, et cetera! Attention là, et cetera, c'est du latin et ça ne sert à rien en maths. Par ailleurs, il y a tant de mots de la langue française qui viennent du grec! Enfant, ma soeur ne voulait pas apprendre l'anglais, elle voulait parler "Y" comme elle disait. Cute! Si un jour, je fais l'acquisition d'animaux grecs de compagnie, je les nommerai ainsi: Antagonisme pour mon âne, Cataclysme pour mon chat, Ironique pour mon chien, Laconique pour mon pélican, Pandémique pour mon lapin. Et Isocèle pour mon citron. Très propre comme compagnon, le citron.

Bon, je m'égare, vous l'aurez constaté. C'est ce qui arrive quand on passe deux semaines à boire du vin blanc sur des îles magnifiques, entouré d'une mer bleue. Je dois m'arrêter bientôt, car, vous l'aurez remarqué, ce texte respecte la structure thèse, antithèse, synthèse. Je vais donc conclure. Malgré ses beautés extraordinaires, et je reviendrai un jour pour les savourer, je ne peux m'empêcher de constater que ce pays, comme peu d'autres, a comme plus grande richesse... son passé. Comment Theo Angelopoulos, Constantin Costa-Gavras, Maria Callas, Aristote Onassis, Vangelis, Demis Roussos et tous les footballeurs champions d'Europe en 2004 peuvent-ils rivaliser avec Socrate, Platon, Aristote, Archimède, Pythagore, Hippocrate, Phidias, Périclès, Euripide, Sophocle ou Eschyle? En tentant de sauver la Grèce, l'Europe ne protège pas que du fêta, des plages et quelques millions de terribles chauffards. Elle prend soin du passé, le sien, le nôtre, celui de l'humanité!

Quelle finale ridiculement grandiloquante... Que voulez-vous, j'avais le goût! Opa!!!

1 commentaire:

lah a dit…

J'avais négligé la lecture de tes blogs.Très prise par très beaucoup de choses dont une semaine sur le dos à cause d'une mystérieuse indigestion... Me revoilà. Toujours aussi plaisant et instructif de te lire.En passant, pour mettre tes stats à jour, le cinéma des Promenades est fermé.Moi je pense que ce n'est pas une perte de temps d'aller au cinéma en voyage. Surtout un voyage si long qui invite à ''vivre'' l'ordinaire là où on est. D'ailleurs il aurait été dommage que tu manques tous ces beaux plaisirs...