jeudi 12 septembre 2013

Encore


En 2007-2008, lors de notre dernier tour du monde, parmi les vingt-cinq pays que nous avons visités, je n'étais déjà allé qu'en France. Pour moi, c'était un critère de première importance dans nos décisions. Je tenais à la nouveauté. Je voyais cela comme une façon de nous forcer à ouvrir au maximum nos horizons. Caro aurait préféré retourner dans des lieux connus. Je n'en voyais pas l'intérêt. La vie est si courte. Vive la diversité.

Cette fois, quelque chose d'étrange est en train de se produire. Après l'Islande, nous nous sommes dit d'un commun accord : "Il faudrait bien revenir." Ça ne m'a pas frappé sur le coup. Puis, en Russie, je me suis entendu déclarer: "Ce serait bien de retourner un jour à Saint-Pétersbourg et à Moscou!" Là, j'ai commencé à être inquiet. Qu'est-ce qui m'arrive? Mais, je pouvais toujours arguer que nous n'avions pas eu le temps d'explorer vraiment à fond ces deux grandes villes.

Depuis le début septembre, nous sommes au Royaume-Uni. Oui, j'y suis déjà venu en 97 et en 99. Mais pas en Écosse par où nous avons commencé. Là, je dois l'avouer nous terminons une semaine à Londres. Been there, done that. Je me suis laissé convaincre par Caro: ça fera du bien entre la Russie et l'Inde... Ok, pour te faire plaisir chérie, mais on fait ça vraiment pour toi. Ça ne respecte pas ma règle de la nouveauté.

Bon, attention, je l'admets par écrit, publiquement, au monde entier: j'avais tort, mon principe est rigide et donc UN PEU (j'insite) niaiseux.

Pourquoi ma compagne de voyage qui adore revenir sur ses pas a-t-elle UN PEU (j'insiste) raison? Je vous explique. Qu'est-ce que j'ai fait ces derniers jours? Marcher devant Buckingham Palace? No. Déambuler à Westminster? Nope. Voir Trafalgar Square? Niet. Admirer Big Ben? Non. Visiter la Tour de Londres? Pantoute. Je n'y suis pas allé... parce que j'y étais déjà allé! Ce n'est plus sur la liste. Les "landmarks" sont faits. C'est pour ça que c'est plaisant de revenir. Parce qu'on peut faire autre chose. On est libéré des supposés incontournables.

Depuis dimanche passé, j'ai marché dans des quartiers que je ne connaissais pas, loin des foules de touristes dont j'ai déjà fait partie, avec raison. Sur les traces des Beatles, via des ruelles remplies de tags et de graffiti ou en suivant les rues d'un autre Londres, j'ai découvert des quartiers, des gens, des ambiances dont je ne soupçonnais pas l'existence.

Vous savez quoi? Il reste plein de choses à voir et à faire. Des dizaines de parcours atypiques, le Musée Freud, Wimbledon, du théâtre... Va falloir revenir! Entre autres chez Harrods! Et bien avant notre prochain tour du monde!

P.S.: qu'est-ce qu'on dit? Merci Caro...

2 commentaires:

lah a dit…

J'ai bien aimé cette réflexion. Elle rejoint mes idées sur le fait que la vraie vie, ça se passe plus dans l'ordinaire que dans le spectaculaire. Dis à Caro qu'il y aura le film sur le roman de Louise Penny dimanche qui vient à CBC. savez-vous pourquoi il n'a pas été au cinéma ou l'ai-je raté ?

Dé a dit…

Il faut croire que c'est pour ça qu'il faut ABSOLUMENT retourner à Walt Disney! Peut-être que Pat a UN PEU (j'insiste) raison!? Reviendras-tu avec nous???!!!