dimanche 3 février 2008

Poste restante...

Des inclassables, des oubliés.

+ Une forte proportion d'Indiens sont végétariens. Cela ne les empêche pas de proposer une cuisine savoureuse. J'en suis devenu un adepte. Il reste que parfois on fantasme sur un bon steak. Afin de soulager mes bas instincts de carnivore, je me suis donc laissé aller à pénétrer dans un McDonald. Eh oui... Au menu: McChicken (pas pratique avec mes allergies), VegiBurger (pas moyen d'en sortir), mais pas de BigMac, Quart de livre ou simple Cheeseburger. La vache est sacrée en Inde: on n'y vend pas de boeuf. Même chez McDo!

+ Un vendeur demande à Caro: "Where are you from?" "From Canada", répond-elle. "Oh, nice city!", complimente-t-il.

+ Au bulletin de nouvelles, deux sujets font la manchette quotidiennement: la pollution et les accidents de la route. En tant que touriste asthmatique, je suis heureux d'apprendre la qualité de l'air (ou plutôt sa non-qualité) que j'ai péniblement respiré au cours de la journée. A chaque soir, on présente le palmarès des meilleures et des pires villes indiennes. Réjouissant et si utile! Le segment sur les incidents routiers est tout aussi encourageant. A chaque fois que nous avons regardé les nouvelles, on nous a appris la fin tragique d'un autobus... de touristes et d'une partie de ses occupants. Demain, on prend le train?

+ L'homme de l'année en Inde? Le responsable en chef de la construction du métro de Delhi. Il a livré la marchandise dans les temps promis, selon les budgets alloués et sans corruption! Un miracle qui se souligne. Imaginez le choc: nous terminions notre marche dans Old Delhi, c'est-à-dire, notre slalom entre pauvreté et saleté, lorsque nous sommes entrés dans ce chef-d'oeuvre de modernité. Tous les passagers y sont fouillés individuellement: question de sécurité et de propreté. Pas de photo. On y interdit aussi toute nourriture, gomme ou cigarettes. Pour l'instant, ça marche: il est impeccable. C'est sûrement l'endroit le plus hygiénique du pays!

+ Une note humoristique pour terminer. Nous sommes en "safari" sur nos chameaux, avançant lentement entre une dune de sable et une montagne de détritus, quand un groupe de gitans indiens (eh oui, ils sont partout) s'approche de nous. Les vieux se mettent à jouer une ritournelle traditionnelle sur leur instrument qui l'est tout autant. Devant leur insuccès à obtenir quelques roupies, ils font signe à leur gamins d'y aller de leur numéro. Eh bien, je ne vous mens pas, ils nous ont faussé avec ardeur "Frère Jacques"! Choc culturel... et fou rire garantis!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ha ça alors... quand je suis allé en Égypte, les enfants nous chantaient aussi Frère Jacques! (et aussi Alouette, gentille alouette)
Que le monde est petit.