vendredi 4 janvier 2008

Namaste!

Nous sommes partis avec deux heures de retard. Nous voyageons pourtant avec KLM. Un problème radio. Il a fallu qu`ils changent littéralement une partie du système de communication. Deux heures assis dans l`avion, car l`embarquement avait déjà eu lieu... On est donc arrivé avec deux heures de retard. Or, l`atterissage était prévu pour 23h00. Il était donc 01h00 du matin. De plus, il a fallu 40 minutes pour sortir de l`avion parce que nous n`étions pas attendus à cette heure et aucune "gate" n`était disponible. Nous étions près de 500 passagers sur ce vol, donc très nombreux à nous présenter aux douanes. Lorsque nous avons cueilli nos bagages, il était 2h30.

Pendant tout ce temps, d`Amsterdam à Delhi, et malgré tous ces retards, toutes ces longueurs, de l`embarquement à la sortie de l`aéroport, pas une récrimination, pas d`impatience, pas d`agressivité, pas d`insulte. Le grand calme. Des centaines de personnes. Et presque le silence. J`imaginais la même situation avec un vol empli de Français ou de Québécois... Pas sûr que ç`aurait été pareil.

Après avoir ramassé nos bagages, nous avons, Vishnu soit loué, trouvé notre conducteur, qui nous attendait depuis plus de trois heures. Il était là. Souriant. Arriver à Delhi by night n`est pas l`idéal. Je remercie chaque seconde Caro d`avoir réservé ce "taxi privé". Sinon, je pense que j`aurais capoté. Nous sommes en janvier, un épais brouillard flotte sur la ville. L`extérieur de l`aéroport n`est pratiquement pas éclairé. Il y a quelques mendiants, des chiens errants. Il aurait fallu trouver un taxi normal, et essayer d`éviter de se faire fourrer. Bon, on y serait arrivé. Mais on était crevé. Dans ce temps-là, les décisions sont plus difficiles. Déjà que les transitions entre les villes européennes étaient parfois occasion de tensions...

Puis, nous sommes partis en voiture avec notre ami-chauffeur. Le hasard a voulu que j`aie une ceinture, et Caro pas. Au bout de 10 minutes, j`avais imaginé un système simple et sécuritaire pour l`attacher aussi. Je tiens à ma femme! Moi qui suis nerveux en auto quand je ne conduis pas... Ayoye! Encore une fois, une chance que j`avais déjà été en Haïti... Il faudrait filmer ces expériences qu`aucun récit ou photo ne peut rendre. A moins de l`avoir vécu soi-même. On passe sur les rouges en faisant entendre son klaxon et en "flashant" ses lumières. On roule sur l`accotement. On freine brusquement. Dans le sens de brusquement. Finalement, nous sommes arrivés sains et saufs à notre hôtel après une "promenade" d`une demi-heure entre les camions lourds d`un autre siècle qui vous tassent sans ménagement, les motos qui slaloment et les bicyclettes qui errent sur l`autoroute. Vanés, nous nous sommes couchés dans notre grande chambre. Il faisait humide, voire froid. Heureusement, les couvertures étaient chaudes.

Ce matin, au petit déjeuner, les dames qui mangeaient à nos côtés nous ont démandé comment s`était passée notre arrivée. Devant ma surprise face au calme des gens à l`aéroport, l`une a simplement dit: "En Inde, nous avons l`habitude d`attendre."

Les chocs ne font que débuter... Bienvenue Monsieur Baboune!

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Heureuse d'avoir de vos nouvelles. Je m'attendais à lire ce que tu as écrit...Bon voyage mes amis et profitez du dépaysement car il y a aussi des avantages.

Anonyme a dit…

Je te lis et ça me rappelle mes premiers jours en Inde. Les craintes, les odeurs, etc.

Les ceintures de sécurités sont une anomalie dans ce pays. Je te suggère de prendre l'habitude des autorickshaws (sans portes ni ceintures). Beaucoup plus rapide, économique, et amusant...

Anonyme a dit…

Ah misère, moi qui est impatiente, chus pas certaine que ce serait le pays pour moi! Mais j'ai hâte d'en savoir plus!

xxx

Anonyme a dit…

et un autre niveau de voyage commence. Bonne chance, ça risque d'être beaucoup plus dûre et donc plus enrichissant peut-être??

Courage, santé et amour pour le nouvel an. Que l'Inde vous soit chaleureuse (humainement, et non températurement).

Anonyme a dit…

Bonne année, Mathieu !
Moi, ça me rappelle l'Indonésie, où j'ai appris les vertus de la patience et l'absence de solitude (qui me manquait terriblement, crois-le ou non). Je suis en train de me rattraper dans la lecture de ton blog. À la prochaine.
Louise