Pour donner espoir à tous les Maziarz, Skabas, Arys-Wyszomirski et autres Czyzowicz, voici un dernier texte sur Warsaw.
Troisième Tableau:
Y’a pas à dire, Varsovie est une vieille dame dont les charmes ne se dévoilent que lentement. Ô patience, toi ma... euh... ma faiblesse! Quand tu me touches de ta grâce, c’est tout mon être qui en profite! Voici, pour vous, raconté ce triple orgasme... intellectuel!
La Pologne est réputée mondialement pour ses posters. De même que le théâtre de marionnettes fait l’objet d’étude dans les universités tchèques, l’art de l’affiche s’enseigne à la faculté chez les Polonais! J’aime visiter ces musées pratiquement vides où l’on découvre des merveilles inconnues. Le Plakatu Muzeum nous a comblés! Que de créativité, de couleurs, de symboles, bref de génie! On se sentait loin des grises statues communistes d’ouvriers encore gravées sur les devantures de certains immeubles!
La Pologne, c’est aussi Chopin. Bien oui, ce bon vieux Fred n’est pas aussi français qu’il le sonne. A Varsovie, tous les dimanches de l’été, en plein air dans un superbe parc, est présentée une oeuvre pour piano du grand compositeur. Lorsque nous sommes arrivés, le récital avait débuté. Le sublime ne tenait pas tant à la prestation, au demeurant exquise du pianiste, qu’à la présence émouvante de centaines de personnes de tous âges assis dans le plus parfait des silences. Des vieillards et des adolescents, des enfants et leurs parents, tous là ensemble dans une même contemplation.
Pour compléter le trio promis, un peu de cinéma? Nous sommes allés voir Molière. Pas de quoi s’énerver direz-vous: vous l’avez vu au Cinéma Neuf à Gatineau. Bien sûr. Mais moi, je l’ai vu en langue originale française à Varsovie. Dans la belle ville de Québec, il est souvent impossible de voir un film américain en anglais. Ici, en Pologne, on sous-titre. On ne traduit pas. J’ai entendu Fabrice Luchini dans la langue de... Molière. Je m’énerve pour peu? Vous avez peut-être raison. Quand nous avons acheté nos billets, on nous a fait choisir nos places sur l’écran cathodique. Comme nous étions tôt, nous avons choisi les meilleures. Et si vous aviez vu l’espace que nous avions pour étendre nos jambes fatiguées. Enfantillages que tout ça? Si vous insistez. Le film était commencé depuis un moment déjà lorsque nous avons été dérangés. Vous savez mon intolérance légendaire à ce sujet. Pourtant, j’ai souri aimablement. C’était une hôtesse qui nous apportait le vin chilien et les sushis que j’avais commandés avant que la projection ne débute, à l’insue de ma douce. Orgasme vous disais-je! Et n’y a-t-il pas plus grand plaisir que de combler sa bien-aimée?
1 commentaire:
Monsieur! Vous oubliez Pawinski!
Non, sérieux, je viens d'apprendre hier que vous aviez un blog de voyage (...parce que je ne vérifie jamais mes messages sur le portail!) et je tenais simplement à vous souhaiter un bon voyage (et du beau temps). Vous avez beaucoup de chance (en sabbatique à par de ça!!!)
Joyeux anniversaire (en retard, désolée)
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